Qualité & Ecologie

Polypropylène, environnement & recyclage

Une pochette plastique ou porte document, vous la gardez parce qu'elle est utile,
a une longue durée de vie, ne se salie pas,
elle est souple et facile à ranger !

En résumé...

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Un produit réutilisable

Une pochette plastique n’est pas un produit jetable à usage unique mais réutilisable indéfiniment. Elle est stable dans le temps.
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Un produit haut de gamme

Une pochette plastique est un produit haut de gamme qui ne se gaspille pas. Elle est utilisée pour des contrats, devis, formation, documents de valeur, promotion ou vendue…
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Un produit recyclable

Une pochette plastique est utilisée dans un environnement professionnel ou aux domiciles de clients… Si elle est jetée, c’est généralement dans une poubelle pour le recyclage.
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Un produit neutre et désinfectable

Une pochette plastique en polypropylène a une structure stable non toxique, sa combustion ne dégage que du CO2 et H2O. Elle peut être nettoyée et désinfectée pour un usage dans un milieu médical.

Pour approfondir

Pourquoi une pochette plastique en Polypropylène n’est pas un objet polluant ?

Ce n'est pas tant le plastique qui pollue que le geste inconsidéré de personnes qui jettent par bêtise ou habitude dans la nature un objet en plastique dit « jetable » comme les poches, les bouteilles, les gobelets, les emballages où tout autres objets qui ont une utilité unique de courte durée. La problématique de la pollution par l’objet vient plus de son utilisation dans la durée et de l’attitude du consommateur que de sa composition. Voici quelques éléments de reflexion pour se faire un avis éclairé.

Préambule

Quand on parle de pollution plastique, il faut d’abord expliquer de quoi on parle. Des scientifiques allemands ont compilé 878 études scientifiques sur la problématique des déchets marins. D'après leurs calculs, les plastiques sont responsables de 60 à 85 % des déchets marins dans le monde. Selon l’ONU ou la Commission européenne, les 10 catégories d’objets les plus retrouvées sur les plages européenne sont des objets à usage unique : Les bouteilles en plastique avec leurs bouchons, les filtres de cigarettes, les cotons-tiges, les emballages de bonbons et de chips, les produits d’hygiène féminine, les sacs en plastique, les couteaux, pailles et touillettes, les gobelets et enfin les tiges pour ballons. Ils représentent 43% de ces déchets. 27%  sont du matériel de pêche en plastique, principalement des filets dérivants qui tuent aveuglément les animaux marins. De même, beaucoup de déchets flottant dans les océans viennent des navires dont les trois quarts viennent d’Asie et surtout de Chine.


Selon une autre étude de Helmholtz Centre for Environnemental Research en Allemagne, 90 % des déchets plastique retrouvés dans les océans proviendraient en fait de seulement dix cours d’eau : 8 asiatiques et 2 africains. Le Yang-Tsé (A lui seul c’est 1,5 million de tonnes de plastique dans l'océan par an), le Fleuve Jaune, le Mekong, de l'Amour, le Gange ou encore le Nil : ce seraient eux les vrais responsables de la pollution plastique des océans.

Selon les chercheurs, ces fleuves sont responsables d’une partie très importante de la pollution plastique des océans car des populations importantes vivent sur leurs rives et que les pays dans lesquels ils se trouvent ont une mauvaise collecte et gestion des déchets. Ce sont aussi les fleuves les plus importants du monde avec un fort débit hydraulique.

"S'attaquer aux sources de la pollution le long de ces rivières serait le moyen le plus efficace de réduire le problème global du plastique dans les océans", suggère l'étude publiée dans la revue Environmental Science & Technology.

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La pochette plastique est un objet qui n’a pas une utilité unique, jetable ou de courte durée. Généralement, on va l’utiliser pour ranger des documents et elle peut être réutilisée indéfiniment...

Comme on aime à le dire une belle pochette on la garde !

Les pochettes plastiques peuvent être aussi utiles dans un milieu humide ou lorsque les normes d’hygiènes sont importantes comme dans les cliniques, hôpitaux, laboratoires… Les pochettes peuvent être facilement nettoyées et désinfectées.

On retrouve généralement les pochettes plastiques dans un cadre professionnel ou chez le particulier. Si la personne veut s’en débarrasser, elle va la jeter dans la poubelle, pas dans la nature. Elle va pouvoir rentrer dans un parcours de recyclage (voir 03 - ci-dessous).
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Une pochette plastique coûte plus cher que son alternative papier, on ne va donc pas l’utiliser de la même manière ou la gaspiller. Généralement, nos clients l’utilisent pour remettre un contrat, un document notarié, un cours de formation, un document de maintenance ou d’information, un document médical, pour le vendre dans un musée ou dans un cadre touristique…

Par contre, on a tendance à distribuer son équivalent papier ou cartonné beaucoup moins cher qui se retrouve rapidement à la poubelle parce qu’il s’abime plus vite ou parce qu’on l’a distribué en grande quantité sans compter. (voir ci-dessous : 05 - L’alternative papier ou cartonné est-elle moins polluante ? )
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Nos pochettes plastiques en polypropylène, non toxiques, sont soudées (sans colle). Elles peuvent être recyclées en mélange quelle que soit leurs couleurs. Le polypropylène recyclé s’obtient en récupérant des matières premières en polypropylène, ces dernières sont ensuite transformées sous forme de granules qui serviront de base pour la conception des nouveaux produits en polypropylène recyclé. La matière recyclée de couleur gris foncé est alors destinée aux applications sans contrainte « couleur » ou « cachées ». 61 % des débouchés sont des tuyaux ou mandrins, réintégré dans des produits automobiles, profilés et autres pièces techniques, paillassons, filets anti-grêle, produit design, pots de peinture...

Le polypropylène est de loin l’un des plastiques les moins polluants (encyclo-ecolo) et une forme de plastique plus facilement recyclable (GEO). Le plastique PP est utilisé essentiellement dans l’industrie automobile et dans l’industrie alimentaire. Mais aussi dans la santé comme par exemple pour la fabrication en polypropylène recyclé d'appareils orthopédiques dans les pays en développement. D'après l'Institu National d'Information en Santé Environnementale (Canada) et le Réseau Environnement Santé (France) le polypropylène est sûr (classification des plastiques, Guide pratique). Il rentre à présent dans le bac jaune pour les zones ou l’extension des consignes de tri est appliquée (à Paris depuis janvier 2019).

Avant de pouvoir recycler, il faut trier les pochettes parmi d’autres déchets. La taille d’une pochette en fait un produit très facile à trier. Aujourd’hui, il existe des solutions fiables et innovantes qui peuvent arriver à un taux de 98% d’efficacité sur le tri comme le montre ce centre de tri dans l’Eure. On ne peut doc plus avancer un problème technique pour se dédouaner de ce problème. La volonté politique des Agglos et du gouvernement est le seul levier de cette étape pour le traitement du recyclable.

De même, il existe des solutions fiables et innovantes pour recycler le polypropylène (mais aussi les autres plastiques):Total Energies va doubler sa production de polypropylène recyclé sur son site Synova (30/09/2021) avec zéro émission, aucun rejet de l’eau et 100% d’énergies renouvelables.

De nouvelles filières de recyclage s’ajoutent au fur et à mesure de l’évolution des technologies industrielles…

L'association Earth Wake développe des projets pour recyclé les plastiques. Par exemple, un de ses projets a pour objectif de répondre à un défi écologique: traiter les déchets plastiques sur terre afin qu’ils ne finissent pas dans les océans en donnant de la valeur aux déchets plastique. Au lieu de jeter le plastique, les gens (Notamment dans les pays où il n'y a pas de collectes ou de gestion des déchets plastiques) le vendront à des micro-entrepreneurs qui, eux, gagneront de l’argent en produisant leur carburant ? Vous avez aussi ces démarches : le plastique non-recyclable transformé en bloc de construction plus résistants que leurs équivalents en béton pour un impact carbone bien plus faible.
 
 
On trouve aussi l'dhésif réutilisable ultrarésistant créé en recyclant un plastique courant, "Les Mini Mondes"(française) ou greentoys qui fabriquent des super jouets en plastique recyclé ou cette business woman du Kenya qui recycle le plastique pour en faire des briques cinq fois plus résistantes que le béton.

Le polypropylène est un plastique dont la combustion ne dégage que de l’eau et du dioxyde de carbone (CO2). Le CO2 est un gaz à effet de serre mais qui peut être traité maintenant de manière écologique comme par exemple la transformation en méthane (CH4) ou comme au USA en transformant le polypropylène en carburants ou autres alternatives qui se développent actuellement, comme par exemple de l'hydrogène à partir de tous les types de plastiques (source 1, source 2,  )...
 
Pour résoudre le problème du plastique, de nouvelles solutions déjà opérationnelles ou en cours d'élaboration existent comme par exemple :

Toby McCartney, dont la société MacRebur mélange des plastiques mis au rebut avec du goudron pour paver les routes. Selon M. McCartney, les tests montrent que ces routes sont jusqu’à 60 % plus durables que les routes standard et durent jusqu’à dix fois plus longtemps. En outre, chaque tonne de mélange MacRebur contient l’équivalent de quelque 80 000 bouteilles en plastique (“asphalte plastique 100% recyclé” pour rénover les routes).

D'autres projets comme le Sydetom66, valorise les déchets par récupération de chaleur fatale pour produire de l'eau chaude et du froid (Cette opération se passe dans un groupe à absorption) pour des entreprises, hôpitaux, écoles... Le recyclage des déchets en France permet d'éviter l'équivalent de 5% (chiffre 2017) des émissions nationales annuelles de CO2 et d'économiser l'énergie représentant la production d'environ 18 réacteurs nucléaires.

Ou encore la société BP qui propose une nouvelle technologie de recyclage qui pourrait transformer des millions de tonnes de bouteilles en plastique et ces projets innovants de nouvelles technologies de recyclage des plastiques : Recycling Technologies, UK, recyclage du PP, PE

Cette enzyme artificielle dévore le plastique en seulement quelques jours

Cette nouvelle technologie permet de recycler le plastique à grande échelle sans dégradation. Les chercheurs veulent réduire le temps de décomposition afin d’aider à lutter contre « les milliards de tonnes » de déchets dans notre environnement.


Comment récupérer les déchets plastiques existant ?

The Ocean Cleanup, une organisation à but non lucratif dont le but est de débarrasser les océans et les rivières du plastique, a récemment présenté un dispositif qui, selon elle, a permis de collecter près de 10 tonnes de plastique dans le vortex de déchets du Pacifique nord. L’ONG pense que dix installations de ce type pourraient nettoyer 50 % du continent de plastique en seulement 5 ans.

La société québécoise Poralu Marine déploie des robots nettoyeurs de plage alimentés par l’énergie solaire qui ramassent les déchets trente fois plus vite qu’un être humain et récupèrent même les plastiques les plus minuscules qui leur échappent. Le BeBot télécommandé peut nettoyer 33 000 pieds carrés de plage par heure. Claire Touvier, de l’équipe des solutions environnementales chez Poralu explique : « Sa conception innovante contribue également à la préservation de la biodiversité, car elle empêche la compression des œufs de tortue et de tout écosystème végétal dans le sable. »

Adolescent, Fionn Fereira a observé un jour qu’un rocher situé sur le littoral de sa ville natale de Ballydehob, en Irlande, était maculé d’huile et que, pour une raison quelconque, des microplastiques s’y collaient : « Je me suis demandé pourquoi cela se produisait. J’ai fait un peu plus de recherches et j’ai découvert que les particules de plastique sont ce que nous appelons non polaires, et que le pétrole l’est aussi. Et en chimie, les aimants s’attirent, ce qui signifie que les choses non polaires s’attirent les unes les autres. »

Par la suite, il a découvert le ferrofluide, un liquide magnétique composé de minuscules particules de fer en suspension dans l’huile. Il a fabriqué son propre ferrofluide en réalisant des centaines d’expériences pour déterminer l’huile la plus efficace (huile végétale légère), en l’utilisant pour attirer les microplastiques, puis en extrayant le mélange avec un aimant. Sa méthode permet d’éliminer 87 % des microplastiques de l’eau, ce qui est extrêmement satisfaisant à observer.
 
Aujourd’hui étudiant à l’université de Groningue, Ferreira expérimente des dispositifs destinés aux usines de traitement des eaux. Il travaille également à la mise au point d’un appareil qui pourrait être monté sur les navires afin qu’ils puissent nettoyer l’eau en continu pendant qu’ils naviguent autour du globe.


Etudiants de Malaisie qui ont fabriqué une petite plateforme flottante dont la mission est de récupérer les déchets plastiques présents à la surface des rivières.


Comme on peut le voir, il existe de nombreuses démarches locales dans le monde parce qu'il y a de plus en plus de personnes sensibilisées à ce problème. Ce n'est pas encore suffisant mais tous ces projets innovants qui se développent pour gérer les différents plastiques donnent l'espoir de solutions pour régler globalement cette pollution...

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Pourquoi ne pas choisir un plastique compostable, biodégradable et/ou biosourcé?

Tout simplement parce que ce n’est pas si simple… On peut parfois remplacer une polution par une autre qui peut être parfois plus importante ou plus incidieuse que celle que l'on veut combatre. 

Le plastique compostable

La production biologique de plastique outre que ces produits n’offrent pas toujours les mêmes caractéristiques, peuvent provoquer d’autres problèmes comme :

  • lorsque le plastique est fabriqué à partir de maïs, blé... il se place en concurrence avec la production alimentaire pour les humains et la animaux qui va faire évoluer les prix et pénaliser les populations fragiles. En outre, ces produits agricoles nécessitent des ressources naturelles et de l’énergie fossile en quantité importante pour être produites.

  • la déforestation pour cultiver cette nouvelle matière première

  • la pollution des sols par l’exploitation et la surexploitation (La production sera de toute façon produite par de grosses multinationales qui ont des logiques de résultats)

  • la production de plantes OGM pour augmenter les rendements qui ne sont pas plus acceptable si nous avons un souci écologique. La réglementation dans ce domaine est plus souple que pour les aliments.

  • les plastiques dits « biodégradables » sont produits sous brevet et la réalisation reste secrète. On peut se demander logiquement : est-ce que le processus chimique de production n’est pas plus polluant que du plastique ordinaire ?

  • On pourrait croire que c'est plus écologique d’utiliser du plastique d’origine végétale mais il n’en est rien. Les platiques compostables se dégradent sans présence d’oxygène, ce qui génère du méthane, un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2. Donc, les plastiques compostables qui se retrouvent à l’enfouissement contribuent au réchauffement climatique !

    Le plastique biodégradables (notamment utilisé pour les sacs), souvent autorisés comme alternative, réduisent les déchets sauvages. Mais étonnamment, l’évaluation des Nations Unies a conclu que les sacs biodégradables « pourraient être la pire option en ce qui concerne les impacts climatiques, l’acidification, l’eutrophisation et les émissions toxiques. »

L'Ademe rappelle que le compostage doit être réalisé dans des installations dédiées et pas abandonner dans la nature. En milieu industriel, il existe des normes précises (concernant le temps de fermentation ou la température auquel il doit avoir lieu). Le problème de polution généré par le plastique restera le même pour celui qui est  compostable si il est jeté dans la nature. De plus, les personnes prendront l'habitude de le jeter n'importe où pensant qu'il peut se dégréder naturellement.

Le plastique biodégradable

Les plastiques dits « biodégradables » ou « oxobiodégradables » qu’on nous donne parfois aux caisses des supermarchés ne sont pas compostables. Ils sont faits de plastique traditionnel auquel on a ajouté des additifs chimiques dans le but d’en accélérer la fragmentation en petits morceaux… de plastique ! Il ne faut pas les mettre au compost puisque le plastique et les additifs qu’ils contiennent représentent un contaminant qui pourrait affecter la qualité du compost.

Plusieurs études, comme celles rapportées dans la revue Nature en 2011, indiquent que la « dégradation » de ces sacs est loin d'être établie et que leurs résidus peuvent rester dans l’environnement durant de nombreuses années. Enfin, ces plastiques ne sont pas non plus recyclables, car les additifs qui favorisent leur fragmentation peuvent corrompre le plastique recyclé. Bref, les plastiques dit biodégradables ou oxobiodégradables ne semblent pas présenter d’intérêt écologique par rapport aux sacs de plastique traditionnel.

Aujourd’hui, on accepte sous le terme « bioplastique » des polymère fabriqués avec 70 % de pétrole.

Le plastique biosourcé

Les plastiques biosourcés peuvent être fabriqués à partir de nombreuses ressources différentes telles que le maïs, le manioc, la pomme de terre, le bois, le coton, les algues… On peut aussi trouver des sous-produits comme le noyau d’olive… Mais ce n’est pas parce qu’un produit est biosourcé qu’il est biodégradable et la production de masse demande aussi une quantité importante de ces produits ou sous-produits. De plus, un bioplastique jeté aux ordures ménagères finira incinéré ou en décharge, avec le même impact écologique que son homologue traditionnel (Finalement, il ne sera proposer à la grande majorité que pour satisfaire la bonne conscience du consomateur).

On peut ajouter que le plastique dit « biodégradable » se désagrège en petites unités microscopiques dans l’environnement et nous pouvons logiquement nous demander : quels sont les effets à long terme sur l’environnement et sur la santé de ses dégradations et particulièrement si elles sont en grande quantité ? Ce n’est pas parce qu’on ne voit plus une pollution qu’elle n’existe pas… Une pollution visible à cet avantage qu’on peut la traiter (comme ramasser un plastique pour le mettre à la poubelle) alors qu’un produit biodégradable qui donne bonne conscience peut polluer sans que personne ne s’en rende compte en amont et en aval. Il peut aussi déculpabiliser ceux qui jettent ces plastiques dans la nature ce qui peut augmenter le volume des déchets dans la nature. Nous n’avons pas beaucoup de recule et il reste de nombreuses questions sans réponses pour ces productions de plastique biodégradable et/ou biosourcé dont nous n’avons pas encore bien évalué l’impact sur l’environnement.

Le tissu est-il l’alternative au plastique ?

Certains pensent que les sacs en tissus peuvent remplacer les sacs en plastique mais les sacs en tissu sont la solution la plus énergivore, car ils nécessitent du coton, donc des terres arables et des machines pour les entretenir. La culture du coton nécessite environ 19000 litres d’eau par livre (0,45kg), ce qui, comme le note Wired, est supérieur « à n’importe quel légume et à la plupart des viandes ». Une étude a calculé que la distribution de sacs en tissu nécessite 80 fois plus de bateaux que pour les sacs en plastique et, de même, 80 fois plus de carburant, ce qui entraîne 80 fois plus d’émissions.


Bref, ils ne sont pas la solution écologique que beaucoup espèrent.
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L’alternative papier ou cartonné est-elle moins polluante ?

500 chemises cartonnées pèsent 33 à 44Kg (300 g/m² ou 400 g/m²),
il faut de 16500 à 22000 litres d'eau pour les produire.
 
500 pochettes en polypropylène 200 microns pèsent 13kg,
il faut 13 à 26 litres d'eau pour les produire.

(source calcule voir ci-dessous)
  • La production de la pâte à papier, de la papeterie ou du recyclage papier est un processus chimique et mécanique qui génère de nombreux polluants : « Les eaux et les lessives résiduaires de l’industrie du papier comptent à la fois par leur qualité et leur composition parmi les plus dangereuses de toutes les eaux résiduaires industrielles » (Suez).

    Pour fabriquer du polypropylène, on utilise le propylène, un gaz dérivé du pétrole, qui est produit dans une raffinerie (une production très limité dans sa surface de production qui ne vient pas grignoter sur la surface végétale). Dans le secteur du raffinage (très règlementé), le respect de l’environnement par la diminution de la consommation d’eau, l’amélioration de la qualité des rejets dans le milieu naturel, l'utilisation de l'énergie sont déjà largement pris en compte. Même le rejet proche de zéro est un objectif possible ou déjà réalisé dans certaines refineries car les solutions technologiques sont déjà disponibles.

  • La production de papier demande beaucoup d’eau (2nd rang européen en consommation d’eau douce en 2001). Selon L'office international de l'eau La fabrication d’1kg de papier nécessite 500 litres d’eau alors que 1kg de plastique demande seulement de 1 à 2 litres d'eau.

  • La consommation énergétique atteint 5 000 kWh pour fabriquer une tonne de papier. A l'inverse, les raffineries qui produisent, en autre, du propylène sont autonomes en production d'énergie. De plus, le processus de fabrication n’a cessé d’être amélioré notamment par l’utilisation de nouvelles techniques de catalyse dans la polymérisation (procédé permettant d’atteindre plus vite la température de réaction sans apporter d’énergie supplémentaire) et surtout sans solvants.

    selon Wired: « L’une des recherches les plus complètes sur l’impact environnemental des sacs, publiée en 2007 par une agence gouvernementale de l’État australien, a révélé que les sacs en papier ont une empreinte carbone plus élevée que le plastique. Cela s’explique principalement par le fait qu’il faut davantage d’énergie pour produire et transporter les sacs en papier. »

    Selon une étude de 2011 de l’Assemblée d’Irlande du Nord, « il faut plus de quatre fois plus d’énergie pour fabriquer un sac en papier que pour fabriquer un sac en plastique » et « 91 % d’énergie en moins pour recycler une livre de plastique que pour recycler une livre de papier. »

  • On pourrait surtout ajouter la problématique de la production de bois, de l'impact de sa monoculture sur la biodiversité et de son transport... Il faut 2 à 3 tonnes de bois pour fabriquer une tonne de papier classique (Source GreenPeace). Il y a eu quelques progrès pour améliorer cette filière en faisant du recyclage papier mais malheureusement la consommation jetable de papier, même si elle est recyclée, augmente dans le monde et donc aussi son impact environnemental.

    L’industrialisation de la production de bois produit des forêts sans vie (84 % des forêts de production sont composées de seulement une ou deux essences)... La forêt en France, aujourd’hui aux trois quarts privée (Les banques, sociétés d’assurances et fonds de placements divers prennent de plus en plus de place sur le marché des forêts pour la défiscalisation du capital), est devenu un hypermarché. Lorsque vous survolez certaines zones du monde, vous vous rendez compte du désastre écologique d'une production intensive du bois. Même s’il y a une augmentation des plantations au niveau mondial, sont-elles pour autant vivantes ?
  • Nous vous conseillons de voir l’excellent film documentaire qui explique ce phénomène  « Le temps des Forêts » 2018 : "la forêt française vit une phase d'industrialisation sans précédent. Mécanisation lourde, monocultures, engrais et pesticides, la gestion forestière suit à vitesse accélérée le modèle agricole intensif".

    « Les forestiers sont incités à créer des forêts homogènes et artificielles, les plus productives possibles et régulièrement rasées pour être reboisées à l’identique. Des “forêts” habitées d’une faune et d’une flore banales (seules résistantes à cette dynamique de coupe), peu attrayantes au plan visuel, fragiles face aux tempêtes, aux insectes et aux incendies. Des espaces soumis à un mode d’exploitation intensif qui finira par épuiser les sols à force de leur faire produire annuellement deux ou trois fois plus de mètres cube par hectare que n’en produirait la forêt naturelle locale et d’exporter les trois-quarts des éléments minéraux stockés dans l’arbre.»
    Explique l'association alternativesforestieres.org (en savoir plus)

    Vous pouvez lire aussi les articles Enquete FranceInfo "Quand l'industrialisation transforme le visage des forêts françaises", colibris-lemouvement, mrmondialisation, Mouvement Mondial pour les Forêts Tropicales

    Vous pouvez aussi participer au projet Silva pour planter planter 30 000 arbres avec 40 essences différentes d'arbres indigènes et un documentaire pour suivre le projet ou faire un cadeau sur ECOTREE.

Le doc « La forêt retrouvée » montre l'absurdité de la production actuelle et le choix d'un expert forestier à retourner à une production naturelle. Malheureusement, ce choix reste minoritaire face à l'industrialisation grandissante pour des raisons financières.

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Est-ce que « le plastique ça suffit ! » ?

On peut comprendre que des personnes soient touchées par l’actualité et réagissent sans se pencher sérieusement sur le problème. Si vous deviez remplacer tous les plastiques par des matériaux biodégradables et biologiques nous créerions d’autres pollutions et problématiques parfois pire.

Par exemple, si vous produisez de la pomme terre ou d’autres féculants… pour produire du plastique bio, combien de terres agricoles seraient utilisées pour produire une telle quantité, combien de pesticides et engrais seraient déversés pour satisfaire le besoin de production… ?

On ne peut pas trouver une solution sur une pensée manichéenne où le plastique serait mal et le biodégradable et le recyclage la solution à tout. D’ailleurs on retrouve cette même problématique dans de nombreux autres secteurs.

C’est beaucoup plus simple de s’attaquer au comportement humain que de remplacer une pollution par une autre...

Certains pourraient penser qu'il semble difficile de miser sur le comportement responsable du consommateur... Nous pourrions répondre qu'il existe deux leviers importants : l’éducation et la répression. Malheureusement, l’écologie est un domaine très récent et les générations précédentes n’ont pas été sensibilisées et éduquées comme il aurait fallu. Les nouvelles générations sont plus ouvertes mais cela reste trop peu enseigné pour être une priorité urgente. C'est une solution à long terme à condition que se soit sérieusement pris en compte par les gouvernements.

Une répression dissuasive semble être la solution à court terme la plus facilement envisageable. Par exemple, des panneaux indiquant l’interdiction de jeter dans la nature quoi que ce soit sous peine d’une amende extrêmement dissuasive de 1000 à 10000€ est suffisamment efficace pour empêcher même de penser à polluer. Après des campagnes d’informations efficaces et des sanctions concrètes une politique extrêmement dissuasive peut éviter la pollution qui peut l’être.

Pour envisager des solutions à plus long terme, il nous faut encourager les initiatives créatrices de solutions techniques et elles ne manquent pas. Ce qui manque, c’est une politique active des gouvernements pour appliquer au fur et à mesure ces solutions, en tenant compte des effets secondaires afin d’éviter de se fourvoyer comme nous le faisons avec les dispositions actuelles basées sur une écologie politique et émotionnelle au détriment de décisions rationnelles et scientifiques.

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Conclusion

" Le problème du plastique doit être pris dans sa globalité pour en comprendre tous les enjeux. Derrière le mot ‘plastique’ se cache une multitude de matériaux différents avec des fonctionnalités et des applications diverses et variées. Issu de différents produits chimiques, ce matériau complexe est doté de propriétés bien spécifiques et souvent plus performantes que d’autres matériaux. Cette performance en termes de fonctionnalités et son faible coût en font ainsi un produit particulièrement intéressant. Dans l’industrie automobile par exemple, le recours au plastique, plus léger que le métal, engendre une perte de poids qui permet de réduire la consommation d’essence et donc l’impact environnemental. Côté sécurité, ses propriétés antichocs sont par ailleurs également imbattables. Dans l’industrie médicale, le plastique est également choisi par rapport à d’autres matériaux du fait de ses caractéristiques fonctionnelles adaptées : biocompatibilité, usage unique, innocuité, aseptisation dans le cadre d’actes chirurgicaux. Dans de nombreux cas, le plastique présente les meilleures propriétés. Il est ainsi illusoire de croire au ‘zéro plastique’.

"De façon réaliste, l’industrie s’oriente davantage vers un mix entre d’une part des plastiques issus de produits fossiles très difficilement remplaçables du fait de leurs propriétés fonctionnelles, environnementales et économiques, et d’autre part des plastiques biosourcés, compostables... qui vont se développer progressivement en fonction des avancées en biologie industrielle." - L'usinenouvelle

Les gouvernements négligent les conséquences secondaires de leurs mesures. C’est l’une des raisons pour lesquelles les solutions gouvernementales à la pollution plastique ont tendance à être maladroites. Ils n’utilisent qu’un seul outil : la contrainte en oubliant une résolution plus créative et avant-gardiste de ce problème. Pour des réelles solutions durables et puissantes aux problèmes de pollution, nous devons nous appuyer sur un outil différent. Nous devons puiser dans ce que Julian Simon nomme la ressource ultime : l’esprit humain. Nous devrions en particulier nous tourner vers les innovateurs qui s’enflamment pour trouver des solutions créatives à ces problèmes comme celles que nous avons brièvement abordé au point 3.

En conclusion, quel que soit la matière que nous utilisons pour produire un objet, il y aura une production de pollution. Nous sommes conscients de l’importance d’améliorer l’impact environnemental au fur et à mesure de l’évolution des techniques de fabrication et nous essayons d’utiliser la matière qui pour le moment démontre le plus faible impact environnemental.

Nos pochettes plastiques par leur type spécifique d’utilisation durable mais aussi par leur composition ne sont pas à classer parmi les produits qui ont un impact négatif sur l’environnement. Les filières de recyclage et de collecte des déchets sont de plus en plus efficaces et progressent d’année en année, mais c’est souvent le comportement humain déraisonnable qui est à l’origine de la pollution plastique. Même si nous trouvons une matière biodégradable qui se dégrade naturellement dans le temps, un certain nombre de personnes se sentiront moins coupables de jeter des objets et nous serons envahi de déchets éparpillés dans la nature.

Nous sommes convaincus que l’éducation à l’écologie, le respect de l’environnement, les objets réutilisables, une véritable réponse dissuasive aux agissements de certains, les gestes simples du recyclage, la collecte systématique et intéligente de nos déchets et des solutions créatives à la gestion du plastique permettraient de diminuer significativement ces problématiques.

Polypropylène ou PVC

Nos pochettes plastiques couleur sont réalisées en polypropylène, composé de molécules de propylène, très facilement recyclable par rapport à d'autres matières plastiques comme le PVC. Le polypropylène est l'un des plastiques les plus neutres, contenant seulement deux éléments: le carbone (C) et l'hydrogène (H). Les avantages du polypropylène sont multiples : il est très rigide, résistant à l'abrasion, imperméable, indéchirable, transparent, une grande inertie à l’agression de divers produits chimiques, excellente isolation électrique... Le polypropylène est le plus rigide des polymères polyoléfiniques et il maintient cette caractéristique au-delà de 100°C (Il ne fond pas en dessous de 160°C). Sa résistance à l'abrasion et à la chaleur est remarquable ainsi que sa résistance extraordinaire aux pliages répétés (10 millions de flexions). 

Là où le PVC dégage entre autres des vapeurs de chlore (environ 30% de son poids) lors de sa fabrication et de son incinération (pour le recyclage), la combustion du polypropylène ne dégage que de l’eau et du dioxyde de carbone (CO2), donc aucun produit chimique. Dû aux ajouts de composés chimiques moindres entrant dans la fabrication du polypropylène, ce matériau est plus facilement recyclable que le PVC.

Polypropylène

Lorsque le PVC est incinéré ou présente dans des feux accidentels, il produit des sous-produits toxiques tels que les dioxines, les chlorocarbures et l'acide chlorhydrique. Le PVC est intrinsèquement instable à la chaleur et peut même se décomposer lors du traitement. Non seulement le PVC est intrinsèquement dangereux dans sa forme de base, mais il a également besoin d'une grande quantité de produits pour le stabiliser. Le plomb et le cadmium ont été remplacé depuis 2015 par le calcium/zinc ou le baryum/zinc (faut-il encore avoir un produit labélisé). De plus, avons-nous le recule suffisant pour considérer ces produits de substitution comme sûr à 100% ?

De plus, l'unité monomère, qui forme les éléments constitutifs du PVC, est très toxique. Des directives strictes sont en place pour une bonne manipulation car il est très dangereux de le transporter et de le stocker. Il y a eu de nombreuses études sur les effets négatifs sur la santé des travailleurs exposés au monomère PVC.

Un autre problème avec le PVC souple est que sa flexibilité et ses caractéristique doivent être induites par l'ajout d'une grande quantité de plastifiants, généralement des phtalates, à des concentrations de 30 à 50%. Ces phtalates peuvent avoir des propriétés cancérogènes ou affecter l'activité endocrinienne chez l'homme. Ils le font en imitant l'hormone féminine, provoquant des déséquilibres biologiques chez les humains ainsi que d'autres espèces.

Ces plastifiants sont mobiles par nature, donc migratoires. Ils se lixivient dans l'environnement pendant le stockage à long terme et dans le sol et les aquifères après élimination. La «brume», qui s'accumule sur les pare-brise de voitures contenant des garnitures en PVC, témoigne de la migration du plastifiant. D'autres preuves de cette instabilité peuvent être vus lorsque l'impression d'un document migre sur le classeur PVC ou le dossier dans lequel le document est stocké.

Il est impossible que ces effets se produisent avec le polypropylène car ses caractéristiques viennent de la structure moléculaire réelle du matériau, qui est stable, plutôt que de tout additif migratoire. Le polypropylène est recyclable à 100%. Le PVC n'est pas recyclable dans la même mesure, d'une part en raison de sa composition chimique intrinsèque et aussi en raison des additifs qu'il contient.

En résumé, il existe des preuves évidentes que polypropylène est une alternative plus sûre, non toxique et respectueuse de l'environnement aux technologies obsolètes des plastiques comme le PVC.

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